Les petits cristaux glacés collés à ta vitre...
Cette scène se répète à chaque fin de journée. Cette envie de me glisser dans mes couvertures, de fermer mes yeux et de repenser à quel point ma vie est merveilleusement assaillit de doutes. Une enfant qui se voit grandir, vous ne trouvez pas ça effrayant vous? A tour de bras autour de celle-ci, les poupées disparaissent, et laissent place à des plaquettes de comprimés, le rose s'affadit en couleurs plus conventionelles, les tubes de rouges à lèvres deviennent plus sombres et plus chers. Les nouveaux dossiers s'empilent. Il est loin le temps des additions, des carreaux gros comme ça, des jours de soleil dans la cour de récré, on l'on ne se demandait pas de quoi serait fait demain. On s'en foutait. On jouait au bille et on apprenait à vivre, pas à survivre...
Aujourd'hui, ce n'est que des cristaux de glaces qui se collent à la vitre du bus, des journée pluvieuses et froides. Aséptisées.